1969-2019, il y a 50 ans

 

Il a 50 ans j'ai été pour la 1ère fois à Stockholm.

Nous sommes venus par le Gröna Vägen depuis Trelleborg.

J'avais trouvé par terre dans le camping central de Stockholm ce porte-clés que j'utilise depuis 50 ans.
Le bronze est l'original mais j'ai sûrement changé 25 fois la ferrure.

Stockholm me paraissait être en 1969 le bout du monde, alors que le parcours depuis Trelleborg jusqu'a Stockholm
n'est que le 1/4 de la route que j'ai faite en juillet 2016 avec un vélo à traction animale de Trelleborg jusqu'au Nordkapp en 1 mois et 4 jours diminué de 9 jours de pause.

Nous étions fiers en 1969 que la Peugeot 204 break toute neuve avait tenu. Nous étions de courageux aventuriers et nous nous prenions pour des Amundsen.

Aujourd'hui j'ai reconnu de loin sur l'autre côté du lac Mälar le bâtiment qui abrite le Wasa, comme si c'était hier. Je voulais aussi y aller et revoir les statues de Maillol qui sont devant.
Mais j'ai laissé tomber, car j'estime avoir déjà fait mon Santiago de Compostela nordique et mon Kalevala.

Que de choses se sont passées sur ce fil de 50 ans du paysage, et pourtant j'ai l'impression de ne pas avoir avancé d'une once.
J'ai toujours et encore l'impression d'être dans une cabine de téléphérique d'où on ne me voit pas de l'extérieur et depuis laquelle je ne regarde pas au-dehors.
C'est donc peut-être le 50ième anniversaire de rien. La seule chose qui a changé, c'est le téléphone pour prendre des photos.

J'ai déjà écrit 55 articles et pris 1131 photos depuis mon départ le 1er octobre, jour de mon 1er jour à la retraite.

Demain j'ai 61 kilomètres pour aller à Nynäshamn, puis je prends le ferry à 20:15 pour Visby sur l'île de Gotland,
et je débarque à 23:30 pour rejoindre mon stuga, un petit chalet dans le camping de cette ville. J'y fais une retraite d'une semaine.
Dans le package j'ai aussi le prix du deuxième ferry pour aller de Visby à Oskarshamn sur le main-land de la Suède.
Ce all-inclusive est à un prix complètement ridicule.

Et dire qu'autrefois on voyageait sans GPS et sans booking.com. C'est le progrès.
Avec le GPS on ne peut plus mourir perdu, et avec internet on ne peut plus mourir idiot.
C'est l'homme qui se croit plus gros que le bondieu. C'est l'anthropisation du divin grâce à l'électricité transportée.

Pendant cette semaine je vais lire en suédois de Strindberg "En dåres försvarstal - Le plaidoyer d'un fou".

 

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