J'ai escaladé le Mont Pflimlin et fait 1.004.218 pas ou 723 kilomètres en 57 jours de chemin du 1er janvier au 28 février 2026

Ce post contient 7 liens internes, 6 externes Optimisé écran 1920 x 1080, taille réelle sous Firefox

En ce WE de la 109ème Vasaloppet, je me devais aujourd'hui de dépasser ma borne chronologique des 1.000.000 de pas réalisés depuis le 1er janvier 2026.
Un million de pas en exactement 30 + 27 jours de chemin répartis sur 723 kilomètres et sur deux mois du 1er janvier au 28 février 2026.
C'est une contredanse à ma Tåmas Pilgrimsfärd 2025 de 3002 kilomètres en 36 jours de route à vélo à traction animale.

Comme je craignais de ne pas pouvoir dépasser mon objectif du million que je m'étais fixé ce 1er jour de cette nouvelle année avec ma nouvelle Smartwatch j'ai mis les pattées doubles, sans m'être latté ni farté les plantes, toute cette dernière semaine de février et plus particulièrement hier. Cette semaine j'ai musardé sur 143 kilomètres et hier sur 30,72 km quelque part dans l'intermédiaire de la journée.

Avec mon ancienne Smartwatch j'avais fait 2500 kilomètres entre le 3 novembre 2024 et le 27 mai 2025. Après une élongation du tendon d'Achille dans l'escalier à mon retour de Suède il m'était interdit de faire du vélo, mais il m'était recommandé de marcher, marcher, marcher.

Avec 74 kilos de charge utile mes 2 pieds ont soulevé 74 kilos depuis le 1er janvier 2026 à chacun des 1.004.218 pas. En force ascensionnelle 74.312.132 kilos ou 74.312 tonnes de chair et d'os, sans compter le poids des habits, des pensées et des mélodies. Je n'ai jamais rien dans mes oreilles, si ce n'est que le rythme micellaire de l'existence. Dans cette belle translation en surface c'est l'élévation qui m'a transporté en profondeur, je n'ai ni trainé la savate ni été planton subalterne.

Ce n'est que depuis aujourd'hui que je suis capable et en mesure de comprendre que les Vikings de Gotland avaient pu rejoindre Oulan-Bator à l'Est de la Mongolie. Bon, ils avaient d'abord dû nager à travers la Baltique sur 175 kilomètres jusqu'en Lituanie, pour donner le nom Ryss à cette étendue de Russie d'avant et d'après la chaine montagneuse de l'Oural, pour parcourir les steppes de l'Asie Centrale, faire une boucle en Ukraine jusqu'à Odessa pour certains, et/ou traverser ou remonter ou redescendre plusieurs fleuves vers l'Est, le Dniepr ou la Volga. Avec ma borne chronologique du million j'ai fait 723 kilomètres en 2 mois en ville et dans le demi-cercle Est de Strasbourg. Les Vikings ont juste fait en ligne directe environ 10 fois plus, soit +/- 7270 kilomètres pour rejoindre Oulan-Bator en quelques mois de plus. C'est jouable pour un être normalement constitué depuis bien avant le paléolithique. Ça me va, je suis sur terre parmi les autres un térianthrope migrateur.

En vertu de ma nature d'androsphinx ambulant j'ai réalisé hier mon escalade du Mont Pflimlin. J'ai fait 30,72 kilomètres à pieds répartis sur 43.650 pas. J'ai quitté mon domicile vers 11 heures, j'ai traversé le Bassin Vauban et le Rhin comme un oiseau sur les passerelles blanches en arc-en-ciel, je suis allé au Edeka à Kehl acheter des conserves de foie de morue, et à partir de là je me suis lancé en une traite sur mes deux pieds au rythme d'une salsa rupestre dans ma plus grande expédition de mon existence de 73 ans. J'ai remonté le long du Rhin la rive droite, j'ai gravi sans crampons le Pont Pflimlin, puis du côté français j'ai traversé la Forêt du Neuhof, contourné le terrain d'aviation du Polygone et je me suis retrouvé chez moi dans la nuit à 19:02. Sur le parcours, du côté allemand je me suis arrêté trois fois pour un café au lait et un croissant. Ma foulée est de 0,72 mètre, mais sur cette très longue distance elle s'est un peu raccourcie vers 70 centimètres en traçant ses hiéroglyphes entre herbes, rocs et terres. 

Bon, je lève le pied, je poursuis dans la foulée la traduction de mon 6ème roman suédois et je reviens peut-être enfin à la peinture à l'huile pour accorder des portraits. Le défilé a assez duré, je me remets en tailleur devant mon écran et ma traduction d'un paysage à un autre, jamais collé à la sédentarité humaine et mentale, jamais rehaussé du col, mais l'opercule détaché et à bride abattue loin de toute dystopie. Mais sans botter en touche sur le clavier ou avec le pinceau. Il n'y a pas de fluctuations dans les shifts, je marche, je roule sans amasser mousse et les prises de vues florissent. Même si elles ont permis de mettre le feu il y a 415.000 ans à Barnham dans le Suffolk, je ne fumerai pas les fibres de l'amadouvier que j'ai libéré d'un tronc couché, et les alvéoles d'abeilles se retrouveront sur ma palette avant de délivrer une à une leurs esprits.

Mais le plus beau n'était pas cette expédition lunaire entre eau et ciel, mais mes retrouvailles avec mes amies les oies que je fréquente avec assiduité depuis mes multiples expéditions arctiques à vélo à traction animale. Mes centaines d'amies les oies, qui m'ont de nouveau quitté fin octobre 2025 depuis Gotland, m'ont reconnu en bonne et due forme, comme il se doit et en pure connaissance de cause. Elles étaient toutes folles de me revoir et de me retrouver. Elles m'ont dit que dans 2 semaines elles allaient de nouveau traverser la Baltique par la Pologne, pour remonter toute la Finlande ou la Suède. Certaines iront bien au-dessus du Cercle Polaire sur mes traces de 2014 et de 2016 jusqu'à Nordkapp, bien-sûr. Elles m'ont rassuré et m'ont certifié qu'elles m'attendront de nouveau fin octobre 2026 sur le littoral sud de la Suède dans le dernier Skärgård avant de traverser avec leurs enfants la Baltique pour faire un hyperloop en Pologne et puis reprendre l'air et atterrir chez nous avant l'hiver aux marais du Rohrschollen et dans nos clairières entre le Rhin et Strasbourg. Leurs enfants, qui n'auront passé que quelques semaines cet été depuis l'œuf jusqu'à leur décisive volée vers le sud. Que du bonheur.

J'ai nommé cette nouvelle Catégorie : den migrerande cykelteriantropen hinner ikapp gässen bortom Östersjön - 2026
                                                           le térianthrope cycliste migrateur rattrape les oies au-delà de la Baltique - 2026
 

Il fait beau, j'ai de nouveau réussi mon hiver:
- 723 km à pieds en 57 jours de chemin janv/fév 2026
- 3002 km en Suède en 36 jours de route à vélo à traction animale sept/oct 2025

Je suis requinqué pour 2026 et je pense déjà à mon expédition nordique 2026 de cet automne, 
je pense retourner en Finlande suédophone et traverser le Golfe de Botnie d'une manière ou d'une autre.

Pendant que les Gaulois grattaient la terre avec leurs ongles pour chercher des vers de terre, les Vikings faisaient du commerce de l'Islande jusqu'à Samarcande en Ouzbékistan et même jusqu'en Afghanistan à Islamabad, en passant aussi par toute la Méditerranée au sud, et en contournant le Cap Nord pour redescendre par les fleuves jusqu'à la Mer Noire, la Mer Caspienne et toute la Silk Road dans les deux sens. Les voies empruntées par les Vikings partaient souvent d'un estuaire pour remonter les fleuves le plus haut vers leurs sources. Ils savaient aussi faire à pieds la jonction entre des fleuves distants les uns des autres pour poursuivre leur progression. A Gotland ont été trouvés plus de 100 kilos de pièces de monnaie en argent avec des frappes issues de tout le pourtour méditerranéen et de tous ces pays d'Orient. Au Gotlands Fornsal du musée historique de Visby, Gotland, il y a le plus important trésor de pièces de monnaies et de bijoux en argent et en or, anciens, arabes, islamiques, perses, de l'Empire khazar, du Moyen-Orient et de l'Asie de toute la planète.  Le trésor de Spillings est à ce jour le plus grand trésor d'argent viking au monde.

 

 

 

 

 

Commentaires

1. Le 2. mars 2026, 20h22 par Thåmas

 



copie non commerciale partielle à l'identique autorisée avec citation de source.
Un site est un acte public. Je n'alimente pas de forum.
A propos de l'auteur.

Conforme à la Charte

Ajouter un commentaire

Le code HTML est affiché comme du texte et les adresses web sont automatiquement transformées.

Fil des commentaires de ce billet