1 Nordret, norra Gotland, Fårösund - Ingmar Bergman Center
Par Thåmas le 9. octobre 2025, 21h56 - Catégorie : cykling mellan gute sol, skugga, ö, sjö och hav - 2025 - Lien permanent

C'est la 4ème fois depuis 2018 que je visite le Bergman Center. Bergman a tourné 6 de e ses films en Fårö. Toute mon adolescence j'étais allé voir à Strasbourg les films de Bergman dès qu'ils sortaient au cinéma. Les copains préféraient voir les films à la mode ou les 007. La suite des explications se trouve plus bas dans ce reportage.
A l'entrée du Bergman Center il y a en bronze la reproduction du béret d'Ingmar Bergman.

Jag har en idé om Fårö som dödsriket.
En fornimmelse om ett skymnigsland.
J'ai une idée de Fårö comme étant le royaume des morts.
Une vision d'un pays crépusculaire.
L'histoire du film "Det sjunde inseglet" est simple. Un chevalier rentre en Suède après 10 ans de croisades en terre-sainte et épuisé se trouve sur la plage. Arrive en cape noire et au visage blanc un homme qui lui dit >>> Jag ar döden - Je suis la mort. Le chevalier lui propose de retarder son échéance avec une partie de jeu d'échecs. Il perd. C'était écrit. Et passent 7 silhouettes de baladins qui jouent de la trompette et qui poursuivent leur vie. Le chevalier s'est posé les questions essentielles avant sa mort.
- Le titre du film "Det sjunde inseglet" provient d'une phrase de l'Apocalypse selon saint Jean l'Évangéliste, chapitre 8 :
- « Et lorsque l'Agneau ouvrit le septième sceau, il se fit un silence dans le ciel, environ une demi-heure.
- Et je vis les sept Anges qui se tiennent devant Dieu ; on leur remit sept trompettes. »
- Les sept anges soufflent tour à tour dans leur trompette, et à chaque sonnerie un fléau s'abat sur le monde.
- Bergman aurait été inspiré par une peinture de Albertus Pictor.
Toute mon adolescence et ma jeune vie d'adulte notre génération a eu la chance de voir tous les films de Bergman. Nous ressortions chaque fois du cinéma et nous n'osions pas nous regarder pendant longtemps dans les yeux, car nous avions de nouveau pris un sacré coup dans le visage avec Bergman et nous avions peur que cela se voit. De ceci il ne me reste en mémoire que sa manière de montrer les yeux, que j'ai moi-même exprimé dans l'une de mes huiles sur la Chute du Mur de Berlin, mais que j'ai peinte de manière prémonitoire dès 1986-87. De toute façon quand tu as vu un Bergman tu ne regardes plus jamais pour le restant de ta vie les gens de la même façon. Pour moi Bergman n'est pas un passeur de geste ou d'histoire, il fait passer les yeux dans une passoire. Et toute passoire n'est qu'à sens unique.
Regardez cette vidéo en entier, regardez les regards!
Voici comment notre génération, du moins en Alsace plus sensible à ce qui venait du nord, regardait les gens après avoir vu Bergman. Je les vois toujours ainsi.

Le réalisateur Ingmar Bergman s'est établi sur l' île de Fårö où il a tourné six films : À travers le miroir (1961), Persona (1966), L'Heure du loup (1968), La Honte (1968), Une passion (1969) et Scènes de la vie conjugale (1972). Il y meurt le 30 juillet 2007.
J'avais vu tous ces films dans les années soixante et il ne m'étonne plus que j'aime faire du vélo à perte de vue dans le même paysage que je trouve en bout de monde en allant au Nordkapp. La pointe nord de Fårö qui est l'extrémité nord de Gotland en est bien similaire, les tourbières et la toundra se ressemblent.
Ingmar Bergman är den mest kända kulturpersonligheten som är förknippad med Fårö. Han kom dit första gången i april 1960, då letande efter inspelningsplatser till Såsom i en spegel (1961). Bergman fastnade direkt och bosatte sig senare där. Totalt spelade han in, inklusive Såsom i en spegel, fyra spelfilmer på Fårö: Persona (1966), Skammen (1968) och En passion (1969), plus de två dokumentärerna Fårödokument (1969) och Fårödokument 1979 (1979). Även vissa delar av Scener ur ett äktenskap (1973) spelades in på ön. Bergman bodde på Fårö till sin bortgång sommaren 2007.


























En fait, tous mes voyages à vélo ou avec des voitures anciennes dans le nord sont un voyage vers le grand passé, vers là où le regard s'est troublé, même à la vue cristalline d'un paysage.



