Konstnären Jeffrey Björklund, från djupet av luft och vatten ~~~ issu des profondeurs de l'air et de l'eau
Par Thåmas le 27. octobre 2024, 18h07 - Catégorie : Gotlands lunga - 2024 - Lien permanent

Hejsan!
Jag heter Jeffrey Björklund och är född och uppvuxen här i Fårösund. Jag har hållit på med
konst av olika slag så länge jag kan minnas och konsten är något jag alltid koomer tillbaka
till. Jag kommer från en familj som alltid har varit involverade i havet på olika sätt. Vår familj
har i släktled varit fiskare och havet har alltid varit mig nära. Där genom är smin största
inspiration i min konst just havet och mitt element har alltid varit vatten.
Jag målar på kanvasduk med akrylfärger.
Har ni några frågor eller funderingar om min konst är det bara att höra av sig till mig.
Hat dett gott!
Jeffrey Björklund

Bonjour à tous !
Je m'appelle Jeffrey Björklund. Je suis né et j'ai grandi à Fårösund. J'ai toujours été impliqué
dans l'art sous toutes ses formes. Aussi loin que je me souvienne, l'art est une chose à laquelle je reviens
toujours.
Je suis originaire d'une famille qui a toujours été liée à la mer de diverses manières. Dans notre famille
on est pêcheur depuis des générations et la mer a toujours été proche de moi. C'est pourquoi la mer est ma plus grande
inspiration dans mon art et mon élément de prédilection a toujours été l'eau.
Je peins sur toile avec de l'acrylique.
Si vous avez des questions ou si vous voulez approfondir quelques points concernant mon art, contactez-moi.
Bien à vous
Jeffrey Björklund
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En faisant aujourd'hui mes 63 kilomètres et en luttant la 2ème moitié de mon parcours contre des rafales à 60 km/h sur le littoral ouest, je n'avais pourtant pas éprouvé de souffrance dans mes jambes en étant toute fois obligé de redescendre dans les vitesses 7, 6, 5 de ma boite Rohloff à 14 rapports, parce que je n'avais qu'une idée en tête, celle d'aller de nouveau à l'exposition de peintures d'artistes de Norra Gotland et de Fåro, le Höstsalong 2024 - Salon d'automne. J'avais vu hier à quelques encablures de cet horrible spökdagen une exposition dans le local culturel de Fårösund. J'y avais repéré un tableau avec 3 voiliers. Mon intention était sans équivoque de revenir à cette exposition pour acquérir le tableau.
Arrivé sur les lieux, j'avais déjà vu par la fenêtre que ce tableau était encore accroché à l'aggloméré en copeaux pressés. Je me suis dirigé tout droit sur lui et j'avais dit à la directrice du centre culturel que mon intention était d'acquérir ce tableau. Elle a appelé par téléphone l'artiste, il est venu 5 minutes après, et ce tableau est devenu le mien. Mais comme j'étais à vélo j'avais demandé s'ils pouvaient me l'emballer avec du kraftpapper. Du coup Jeffrey Björklund m'a dit que je dois le suivre jusqu'à son atelier derrière sa voiture. Là, quelle surprise, je me trouve dans un grand hangar où il y avait une 30aine de voitures de collection. Nous avons donc aussi parlé veteranbilar.
Le tableau emballé, Jeffrey Björklund m'a dit que je dois le suivre jusqu'au Vandrarhem où j'habite et qu'il me donnera là-bas le tableau.
Alors devant mon appartement j'ai expliqué à Jeffrey Björklund, sans asperger de trop avec des mots tirés par les cheveux, que ce tableau-ci est le seul de sa série exposée qui avait quelque chose, qui était de l'art. Il ne faut pas me rétorquer que tout art est subjectif, ses autres tableaux étaient un genre de coloriage de mioches de maternelle, sans dimension, sans profondeur. Je lui ai dit, bien sûr en suédois, et sans ambages que tous ses autres tableaux n'étaient rien, mais que de celui-ci on sentait une force de son âme qui lui était venue depuis son estomac, mais sans tapage, sans brusquerie, sans agitation, comme de douces ondes toutes présentes, toutes bien existantes, toutes à une place qu'elles n'avaient pas besoin de défendre.
Vous voyez que dans l'exposé de Jeffrey Björklund, il lui manque quelque chose qui pour moi est pourtant une flagrance constitutionnelle de son art. Lui ne parle que de l'eau en se décrivant, moi je lui ai montré qu'il est en symbiose entre air et eau, et que l'air a même plus de place que l'eau même s'il y a le fondu enchainé dans le bleu. J'ai dit à Jeffrey Björklund, que là est sa direction, här är hans riktning, et que là il doit laisser sortir son art, surtout ne pas travailler son art, mais laisser sortir son art. Le reste de ses tableaux exposés n'étant que des bafouilles. J'ai parlé à Jeffrey Björklund tout comme j'ai parlé pendant toute ma carrière à mes étudiants, en leur montrant où ils sont, où ils vont. J'étais donc très inspiré et je crois bien que personne n'a jamais parlé comme ça à Jeffrey Björklund. Là on sent que son pinceau est libéré.



