Fårösund - Cykeltur 1 till Holmudden - extrémité nord de Gotland
Par Thåmas le 15. octobre 2024, 19h13 - Catégorie : Gotlands lunga - 2024 - Lien permanent

En arrivant juste avant le phare le plus au nord de Gotland, le Fårö fyr, j'ai redécouvert ce que c'est qu'un panneau routier de destination avec 3 chiffres pour les kilomètres. De Fårö fyr à Hoburgens fyr, le phare le plus au sud de Gotland il y a... 176 kilomètres de route.
Mes 1920 kilomètres à vélo depuis le 9 septembre 2024 avaient aussi quelque chose d'apaisant, les panneaux indiquaient toujours des distances bien inférieures à 50 kilomètres. Et comme je ne fais que des boucles comme un batteur manuel à crème Chantilly autour d'un épicentre, les distances me paraissaient ici débonnaires. Ça n'a rien à voir avec mes expéditions arctiques où je partais d'un point A pour rejoindre un point B jusqu'à perte de vue et pendant des semaines.
Sur l'Île de Fårö, sauf si l'on voulait faire du VTT entre forêts, marécages et bordures de mer, il y a si peu de routes et même de chemins de gravillons, que l'on refait les mêmes parcours dès que l'on a déjà été au moins une fois sur cette île.
C'est là que je peux encore mieux comparer ce que je faisais avec le vélo électrifié Husqvarna et mon biomécanique Simplon Kagu HD.
Et tout au long de cette virée d’aujourd’hui, je m'étais dit >>> ah bon, ça c'est déjà là. Bien que je sois avec mon vélo naturel entre 4 et 5 km/h moins rapide qu'avec le vélo piézo-électrique, la perception des choses est différente et à mon avantage. J'ai nettement la sensation de faire passer le temps plus vite avec mon Simplon, ou bien je me rends compte que je... m'ennuyais avec le vélo assisté. Et même si les efforts physiques avec le Simplon sont sans la moindre des réductions, tout est assumé, consommé, les vents, les dénivelés, j'ai la perception psychomotrice que je suis moins sollicité par la volontét oute tangible de déplacement mais quasiment à 100% par ce qui s'offre à percevoir. Pourtant, à "mon âge", 71, je devrais évidemment éprouver juste le contraire. La lumière tangentielle diffusée, déviée, jamais planant mais toujours caractérisée.
Je n'ai jamais fait autant de photos par étapes, toujours +/- 200. Vous vous rendez compte de mon illumination. Le Nord, la Baltique. Ici nous avons la chance que le soleil ne soit jamais et de très loin au zénith, et encore plus en automne. Quelle chance. Perspectives et tangentes baltiques savent ce qu'est l'aplomb, la bêtise humaine de la stabilité des aveugles et des étouffés des gens du sud.
Sur Fårö, il est interdit de faire pipi et... dans la nature. Les autorités ont mis en place une application faro.se qui permet de faire un repérage géodésique des lieux d'aisance, mais pour ceci il faut absolument maitriser sa propre géothermie interne. Pour ma part, si je suis bien discipliné de nature, je n'ai jamais réussi la planification de mes écluses. Mais il y a tellement de si beaux arbres en attente de farauds.





