Travelblog, été 2015, Hotchkiss

1 voyage à vélo hybride, Finlande

"Am alten Zollhaus" et poursuite du voyage

août 162015

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Et j'ai de nouveau l'air bien idiot sur la photo. Pourtant j'ai fait un effort .

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Une Simson de la RDA.

L'emplacement du Rideau de Fer, der Eiserne Vorhang.

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Et la liberté de mouvement coulée dans le bronze...

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La Deutsche Bank est la plus grande banque du monde avec une somme bilanaire de plus de 2200 milliards d'euro, et est un futur Hiroshima financier, car son Fonds propre Réglementaire n'est toujours que de 3 à 4% de ses actifs au lieu des 9% exigibles pour les banques systémiques.

Cette banque, plus que toute autre, est toujours depuis l'année Lehman-2008 en faillite technique et ses anciens CEO, dont le plus violent en la matière Joe Ackermann, étaient les plus grands criminels financiers de tous les temps.

Malgré une création d'une "bad bank" et une restructuration simulée, cette banque, comme les autres, a encore amplifié la spéculation sur les produits financiers titrisés CDS/CDO au lieu de la réduire conformément aux "Recommandations prudentielles du Comité de Bâle III" de la BIS/BRI - Banque des Règlements Internationaux.

Cette banque a détourné comme les autres depuis 2008 les milliards de "facilitation quantitative" (planche à billets) débloqués par la BCE et qui auraient dû être réinjectés dans la vraie économie productive de biens et services. Au lieu de ceci elle a utilisé ces liquidités à taux zéro pour démultiplier la spéculation au lieu de la juguler.

Le Rideau de Fer est tombé pour ce Kasino Kapitalismus. Ackermann ne faisait que à l'échelle planétaire ce que faisaient les minus comme Kerviel, Abodoli, Madoff: de la pyramide Ponzi.

De 2008 à 2011   le "sauvetage des banques" a coûté aux États européens 4500 milliards d'euros ou 37% de leur PIB. Jusqu'en 2016 il aura coûté 6700 milliards d'euros. Et pour renflouer les caisses des États suite à cette collectivisation des dettes des banques, les États imposent à leurs peuples de très graves coupes budgétaires, des politiques d'austérité et un désengagement massif des services publics. On appelle ceci "des réformes", des réformes de l'Etat.

Et les jeunes, tous tombés dans le moule de l'individualisme égoïste, approuvent ces coupes budgétaires et racontent qu'ils ne veulent plus payer pour les vieux et leurs grasses retraites. Ils ne se rendent pas compte qu'ils vont payer environ jusqu'à 2054 pour les pertes des banques, léguées aux États dits souverains pär les criminels de la finance.

Jusqu'en 2008 la courbe des déficits publics était "normalement" ascendante. Depuis l'année "Lehman 2008" elle est simplement verticale. Le déficit public est destiné depuis 2008 au "sauvetage" des banques par des mesures directes et indirectes.

Depuis 2008 le discours du "on ne peut plus vivre au dessus de ses moyens" tenu par tous les partis, n'est qu'un discours populiste puisqu'il ne met jamais en corrélation ce sauvetage impossible des banques. Mais un tel discours a bien prise dans tous les pays et détourne le débat politique dans des conflits intergénérationnels à cause des systèmes de retraite   et dans des ruptures dans la société au lieu de la centrer sur l'exigence du contrôle et de la réglementation des banques.

Au fond, tout le monde sait ceci, mais c'est plus facile de taper sur les voisins et de dire que tous les gouvernements sont des incapables car ils ne maîtrisent pas le déficit budgétaire. Cette lâcheté de l'exigence politique des citoyens se fera payer bien cher.

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Vous voyez, à la différence de la Scandinavie et de la Finlande, le soleil plus proche du zénith et l'air plus chargé ne permettent plus au ciel d'être bleu.

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Et une Trabant, deux cylindres et deux temps. Mon attelage est plus long.